Le témoignage de l’auteure
Je suis Suzanne Bissonnette, originaire de la ville de Québec, j’ai 53 ans, je suis travailleuse autonome (conception web) et j’habite la Beauce depuis 1985. Je suis l’auteure de ce blogue.
Je ne vous donnerai pas tous les détails, je le ferai peut-être plus tard dans un autre article, mais les informations que vous lirez ici vous aideront à comprendre le sentiment de vulnérabilité et de perte de contrôle que vivent tous les jours des personnes atteintes de cancer, ou d’autres maladies graves.
1998: Traitement du cancer du sein…
J’ai subi une mastectomie radicale pour un cancer du sein en 1998 pendant laquelle, (le protocole l’exige!) le chirurgien pratique un évidement ganglionnaire.
Une infirmière en clinique pré-opératoire m’a très bien informée des conséquences de cette pratique (dans le contexte d’un cancer du sein)… et de ce qui motive qu’on l’exerce: L’ablation de cet échantillon n’est fait que dans un seul but (tenez-vous bien): grader votre cancer. Lui donner une cote sur une échelle de 1 à 5 ! Ça ne sert pas à vous soigner, ni vous guérir, ils ne se gêneront pas pour vous dire qu’ils sont incapables de vous guérir. Mais vous grader ça, ils savent.
Par la suite, en se basant sur cette note, on vous prescrira le traitement approprié, approuvé par la bible pharmaceutique des professionnels de notre $y$tème de $anté moderne.
Il existe d’autres façons de «grader» un cancer. N’ont-ils pas tout ce qu’il faut en laboratoire pour examiner ce sein, la taille des lésions, leur forme etc… ne sont-ils pas capables d’en savoir assez pour vous «grader» et nourrir leur base de données statistiques ? Car il faut savoir qu’au mieux, pour le système, vous n’êtes qu’une donnée statistique.
En toute connaissance de cause, le patient est en droit d’accepter ou de refuser l’ablation d’une partie de ses ganglions lymphatiques ou tout autre traitement, (incluant la chimiothérapie et la radiothérapie) s’il est suffisamment informé des risques que sa décision lui fera courir. Il peut aussi comme je l’ai fait, décider que le nombre de traitements de chimio qu’il a reçu est suffisant, qu’il n’en veut plus, que son corps n’en veut plus, n’en peut plus. N’est-il pas question de son intégrité physique ici ???
Menaces, intimidation et condescendance !
La chirurgienne a conclu en affirmant: «Faites comme au garage… faites confiance».
Refuserait-on de m’enlever ce sein si je refusais l’enlevèment ganglionnaire ? Oui, on refuserait. La chirurgienne qui m’a opérée me disait qu’elle ne m’enleverait pas le sein cancéreux si je n’acceptais pas l’évidement ganglionnaire protocolaire. Elle me disait qu’il y avait du monde sur la liste d’attente et qu’elle donnerait ma place à une autre…. Elle s’est attardée à ma scolarité, elle aurait eu des problèmes avec des patientes scolarisées. Très drôle la madame, je n’avais pas de grand diplôme, non. À court d’arguments, elle a conclu en affirmant que je devrais faire comme au garage: « Faire confiance » !!!
Essayez juste une minute de vous mettre à la place du patient qui entend ça !
À 42 ans, dans un état de choc et de vulnérabilité évidents, j’ai dû accepter, sous peine de devoir crever avec mon cancer ou chercher par moi-même quelque chose d’autre. Avais-je le temps de chercher ? est-ce que j’ai vraiment eu le choix d’après vous ?
D’autres paroles venant de cette chirurgienne m’ont aussi profondément choquée:
« N’allez pas fouiller sur Internet à propos du cancer du sein, prenez cette prescription (ativan) et dormez ».
Autrement dit: restez ignorante, vous serez moins difficile à traiter… on pourra faire ce qu’on veut.
Je lui ai aussi parlé du cartillage de requin qui était sous étude à cette époque. Elle m’a dit qu’«il n’existait pas d’étude de ce genre…. que ce n’était que des poudres jaunes sans effet, que les compagnies qui les testaient étaient cotées en bourse et bla et bla et bla …»
GROSSIER MENSONGEGROSSIER MENSONGE !
En fouillant sur Internet, j’ai découvert que cette chirurgienne participait elle-même à une étude de recherche, dans son hôpital. Et en passant par une autre victime d’un cancer, j’ai eu accès aux coordonnées des responsables et j’ai participé à cette étude de recherche. J’ai été suivie pendant 5 ans dans l’hôpital où pratique la chirurgienne menteuse. Elle était au courant de tout, mais elle refusait tout. Elle a fait bien pire que ça mais au moment où j’écris ces lignes je ne dispose pas (pas encore) des moyens de la traduire en justice… l’idée n’est pas exclue.
Un poids, 2 mesures !Et que dire des poudres et liquides de toutes les couleurs qu’elle et ses pairs prescrivent à la tonne, au grand bonheur des conglomérats pharmaceutiques… ne s’agit-il pas de produits dont les revenus font vivre (et grassement) des compagnies cotées elles aussi en bourse ? Un poids, 2 mesures !
Tout traitement ou intervention touchant le système lymphatique peut entraîner des conséquences tout à fait dramatiques pour un patient. Les sceptiques sont invités à regarder ce reportage de TVA diffusé aux actualités dans la semaine du 20 juin 2008 ainsi que la définition d’un lymphoedème sur le site de la société canadienne du cancer.
Je suis très obéissante, depuis ce jour je dois informer le personnel chaque fois qu’on me fait des prélèvements sanguins, ou un vaccin anti-grippal: «Ne piquez pas ce bras». Je porte des gants pour travailler dans mon jardin, je ne peux pas me raser l’aisselle avec un rasoir… je surveille les piqûres d’insectes… bref, je suis chanceuse d’être maigre, égal des 2 bras.
On vous proscritEn conclusion, dans bien des cas, on informe peu ou pas le patient des risques et si on l’en informe et que celui-ci JUGE (quelle hérésie) qu’il ne veut pas prendre ces risques, vous avez compris ce qui risque d’arriver ? On le proscrit.
2005: Récidive : Métastases au foie
Entre 1999 et 2005 je n’ai été suivie par personne, sinon mon médecin de famille. Il ne s’agissait pas d’un suivi pour d’éventuelles métastases puisqu’il n’est pas de son ressort de connaître les différents marqueurs tumoraux etc… et que je ne voulais pas voir d’oncologue, sauf si obligée.
En 2005 une récidive, des métastases sont visibles à l’échograhie de mon foie. Bon, encore une fois je devrai affronter le système, toute aussi vulnérable et démunie que la dernière fois. Cette fois, la face de l’oncologue (pas le même qui m’a opéré) de l’hôpital l’hôtel Dieu de Lévis en dit long: tu vas crever ma chère.
Il faudra me faire une biopsie, mais il sait déjà sans l’avoir faite, que cette masse est issue du premier cancer (c’est le cas dans 99.9% des cas). Je refuse la biopsie parce que je crois que le trou qu’ils vont faire dans mon foie ne fera qu’accélérer la propagation des tumeurs dans mon organisme. D’ailleurs, l’oncologue ne m’a pas contredite sur ça. Mais il refuse de me traiter à l’aveuglette, dit-il.
Dans certains textes médicaux (sur l’évaluation du dosage des CA 15-3) on peut lire:
L’affirmation d’une récidive sera basée sur toutes preuves cliniques, d’imagerie (radios standard, TDM, échographie, TEP-Scan,TEP-TDM), de cytologie (ponctions cutanées, ganglionnaires, sous scanner etc…) ou d’histologie (biopsies).
Le dosage des CA 15-3 (cancer antigen 15-3, un épitope de la polymorphic epithelial mucin ‘PEM’) et le résultat de l’échographie offrait au docteur toutes les données pour me soigner efficacement, m’étirer sous-entendu.
Lorsque je lui demande s’il est possible que je guérisse… s’il a déjà vu des patients atteints comme moi qui survivent longtemps à leur cancer il me répond froidement: NON. Je vais jusqu’à lui demander une seconde fois: «Vous êtes certain docteur?» oui il est certain, me répète-t-il. Intimidation… il voulait me faire peur.
Mais c’est faux… il y en a qui survivent, et longtemps… sans que la médecine ne soit capable de dire pourquoi ou comment cette guérison s’est opérée. Le terme «guérison» ils ne l’emploient pas parce qu’ils pourront démontrer qu’il existe encore des cellules cancéreuses microscopiques invisibles à leurs machines les plus sophistiquées (ils sont forts hein ? ils démontrent l’invisible). Comme vous voulez docteur, vous avez la foi en vos statistiques et vos machines, c’est bien… alors je m’en vais tenter de m’occuper de mon foie.
Et l’espoir dans tout ça ?
Tout le monde meurt à la fin, avec ou sans cancer, nous mourrons tous. Je voulais de l’espoir… espoir de vivre encore quelques bonnes années.
Je m’en retourne chez nous, avec mes métastases, et je me mets tout de suite à la recherche d’une solution de rechange, quelque chose d’autre que les poisons (chimiothérapie) habituellement utilisés pour «étirer» les patients. Surtout ne pas le croire, ne pas insuffler à mon cerveau l’idée que je vais mourir, qu’il n’y a rien à faire.
Heureusement, il n’y a pas que des insensibles dans notre système de santé…
Il faut dire que j’ai une chance exceptionnelle; dans ma localité, Ste-Marie de Beauce, j’ai la chance d’avoir un très bon médecin de famille, un homme de coeur, un être humain sensible et ouvert. Il est issu d’une famille de 12 enfants (si je ne fais pas erreur) et chaque fois que je l’ai consulté, il a pris tout le temps qu’il faut pour m’expliquer ce qu’il estimait bon que je fasse, et pourquoi. Il ne prescrit JAMAIS de médicament à la légère ni à la demande, ni sans en connaître les effets, qu’il cherche devant moi dans son gros livre bleu (3 fois plus épais qu’une bible). Il n’est pas rare que je reste dans son cabinet plus de 45 minutes. Et il ne fait pas une exception pour moi, tous ses patients sont traités comme des êtres humains, il est resté conscient de son humanité, il ne s’identifie pas à sa profession, sa renommée ni à ses dogmes… Dans sa pratique quotidienne: parler et écouter l’autre humain en face de lui n’est pas une perte de temps.
Aller plus loin, hors des sentiers et des dogmes médicaux
ce thérapeute n’est pas devenu son titre, ou son rôle, ou son égo… il est resté humainJ’ai aussi rencontré un thérapeute qui n’est pas reconnu par la médecine officielle, et ne le sera pas de si tôt. Il traite les gens avec la biologie totale et des produits naturels. Ce thérapeute est un homme généreux, humain, il a compris mes contraintes, mes états d’âme et nous avons travaillé vraiment ENSEMBLE. Nous avons cessé tout traitement depuis, mais je le vois régulièrement, comme on voit une vieille connaissance, on boit un café, on jase musique, bonne bouffe… cet homme n’est pas devenu son titre, ou son rôle, ou son égo… il est resté humain.
Dans l’approche de la biologie totale, on considère que la maladie est la solution que trouve le cerveau pour nous informer que quelque chose va mal (parfois très mal) dans notre vie.
La DÉPROGRAMMATION BIOLOGIQUE est en fait une approche pour «DÉPROGRAMMER» nos «mal-a-dit» et patterns de vie afin de s’en libérer. Ce n’est pas chose facile, il faut accepter de se voir tel qu’on est et de trouver ce qui nous tue au sens propre comme au figuré.
Évidemment, ce genre de thérapie n’est pas offerte partout, et les thérapeutes sont eux aussi, proscrits par la science moderne…, mais il me fallait travailler pour déprogrammer le mal-être qui existait depuis plusieurs années en moi.
Nous étions au début de juillet 2005, il me restait 6 mois à vivre si je ne prenais pas les traitements de chimio, et vu que je refusais la biopsie, le docteur XX me refusait la chimio. C’est un genre de punition que je connaissais depuis que La docteure X m’avait opérée. (c’est pas l’envie qui me manque de les nommer… je consulte pour savoir si je peux).
Mais… par chance, j’ai trouvé un endroit, à Sherbrooke, où on accepte de traiter les patients qui ont un diagnostic grave, à l’aide de la biologie totale et d’autres comme le transfert d’énergie. (N’allez pas faire rire de vous en parlant de ça à votre oncologue… c’est fort déplaisant et ça ne vous apportera que des problèmes.)
Dans ce centre, on vous traite gratuitement. J’ai rencontré un vrai psychologue (oui oui, avec un vrai diplôme) qui travaillait GRATUITEMENT (1 jour par semaine) parce qu’il avait foi en cette approche. Il m’a fait comprendre que je pouvais guérir, qu’il y avait des personnes qui guérissaient de leur cancer… mais que cela exige un travail sur soi qui peut être long… et il m’a rappelé que je ne disposais pas de beaucoup de temps… me suggérant que je devrais accepter les traitements de chimio… ce n’est pas tant que je les refusais… ON me les refusait !! grosse nuance.
J’ai passé l’été 2005 à voyager entre Sherbrooke et Ste-Marie toutes les semaines. L’ascite s’accumulait dans mon abdomen et en octobre je n’arrivais plus à dormir couchée, je n’arrivais plus à digérer… je voyais régulièrement mon docteur de famille qui s’inquiétait sérieusement de mon état.
Il me fallait de la chimio
Je lui avais expliqué à propos de l’oncologue de Lévis qui ne voulait pas me traiter si je ne subissais pas de biopsie. Et pour tout vous dire, même s’il est très ouvert, Michel (mon docteur de famille) doutait un peu que l’oncologue soit aussi peu coopératif. Alors, il a fait ce que bien d’autres n’auraient jamais fait: il a appelé cet oncologue. Par son attitude et ses réponses au bout du fil il a compris que je ne fabulais pas. Ce type avait l’air de s’en ficher complètement. L’empathie ? absente !
Il m’a téléphonée un dimanche soir (oui oui… un dimanche soir) pour me demander si je connaissais un autre oncologue chez qui il pourrait me référer avant qu’il ne soit trop tard. Par chance, ma brue m’avait parlé d’un spécialiste à l’hôpital hôtel-dieu de Québec, un homme de coeur lui aussi, qui avait traité sa mère pour un cancer du sein (le Dr. Félix Couture). J’avais retenu le nom de cet oncologue et je l’ai mentionné à Michel, sans trop savoir où ça me mènerait.
Lundi matin, Michel communique avec l’oncologue qui me donne un rendez-vous pour le lendemain (mardi). Entretemps, avant même que Michel ne m’ait rejointe pour m’en informer, l’oncologue se rend compte qu’il ne pourra pas me voir le mardi, mais plutôt le mercredi. Ça vous semble être des détails mais continuez votre lecture…
Comme il ne connaissait pas personnellement mon docteur de famille, l’oncologue a été obligé de chercher et trouver son numéro de téléphone pour l’informer du changement de date du rendez-vous. Michel m’a avoué par la suite qu’il ne voyait pas ça souvent… des spécialistes qui prennent le temps de chercher… trouver… communiquer… qui plus est avec des généralistes en région.
Bienvenue chez les humains.
J’entre dans son bureau, il me regarde dans les yeux (déjà c’est mieux que la plupart des spécialistes que j’ai rencontrés jusqu’ici) et il me parle avec bonté. Il m’examine et lit mon dossier attentivement (ça aussi c’est rare). Il voit bien que je suis au bout du rouleau… au bord de la mort. Je lui explique l’histoire de la biopsie obligatoire pour obtenir les traitements de chimio, il me dit que lui, il s’en passera. Il sait bien quelle sorte de tumeur j’ai au foie, c’est la même chose qu’en 98. Je lui exprime ma peur de la chimio, ce poison qui vous tue à petit feu… je pleure… mais il me dit avec bonté que si j’étais sa soeur, il ferait tout pour me convaincre d’accepter, il espère me permettre de vivre un autre 18 mois… il admet que les effets peuvent être difficiles mais qu’on passe au travers… sur quoi, j’accepte la chimio.
Il m’envoie au labo pour des analyses sanguines, puis en salle de traitement pour la chimio et ensuite dans un autre département pour me siphonner presque 2 litres d’ascite… cet épanchement liquidien intra-abdominal, qui m’enlevait toute qualité de vie.
Les résultats de l’analyse sanguine démontrent que mes marqueurs tumoraux (CA 15-3) sont à 1100. (la normale étant 30). L’oncologue me dit à ma visite suivante que je n’aurais pas passé les fêtes sans les traitements. Nous sommes au début de novembre 2005, je continue malgré ma peur et je travaille sur moi, à l’aide de la biologie totale.
Au 6e traitement, mon corps n’en peut plus. Je vous épargne les détails mais je vous assure que certaines chimios sont difficiles à supporter… il faut être à l’écoute de son corps et trouver des moyens de diminuer les effets secondaires qui parfois… s’insinuent progressivement.
J’avais un rendez-vous toutes les 3 semaines, après 6 traitements (nombre prévu au début) j’annonce à l’oncologue qui est devant moi (ils sont en équipe… on ne voit pas toujours le même) que je n’en veux plus. Celui-là n’est pas vraiment d’accord, il est condescendant et ne prend pas la peine de me regarder quand il me parle. J’m'en fiche. J’en veux plus, ce sera le dernier.
Il me faudra revenir 3 fois, à deux semaines d’intervalle, il me faudra le redire 3 fois et refuser 3 fois pour que l’un d’eux finisse par comprendre et accepter que c’est assez. Celui-là aussi est gentil et plutôt drôle, ce qui est rare dans cette profession.
On arrête les frais, je passe à une thérapie anti-hormonale, le cancer se nourrissant de mes hormones, ça semble logique.
Comment je me porte aujourd’hui…
Jusqu’en janvier 2008, pas de progression dans les marqueurs tumoraux, ils restent stables entre 40 et 60.
Par la suite, une augmentation régulière amène les médecins à me soumettre à un autre TACO qui dévoilera de multiples nouvelles métastases ovariens, ainsi que l’augmentation en nombre et en taille, des métastases au foie.
J’ai recommencé la chimio le 30 juillet dernier, mais ce n’est pas le même médicament. J’avais d’abord peur et souhaitais finir l’été avant d’entreprendre les traitements… mais vu que l’été y’en a pas eu… aussi bien commencer au plus vite.
Je ne m’éterniserai pas ici sur ma santé… vous aurez de mes nouvelles en suivant les articles au jour le jour dans ce blogue.
que ça vous plaise ou non, ça vous concerne vous aussiPour «Rester en vie» je veux m’investir dans certaines tâches comme celle d’administrer ce blogue parce que je veux participer à l’action qui… tôt ou tard finira par gagner du terrain dans toutes les sphères de notre société… pour une raison bien simple: tout le monde a un corps, tout le monde peut tomber malade, et tout le monde va mourir… que ça vous plaise ou non, ça vous concerne vous aussi.
Je vais travailler à supprimer du jugement collectif que la médecine est toute puissante et qu’on n’a pas le droit de la questionner, elle et ses protocoles.
Les nouveaux dogmes médicauxJe vais tenter de décortiquer certains «dogmes médicaux» … et de passer l’idée qu’ils sont beaucoup plus populaires aujourd’hui que ne le sont les dogmes religieux. Un dogme c’est un dogme. C’est réductif et improductif… il ne devrait y avoir aucun dogme à la base de notre réflexion individuelle et collective et ce dans tous les domaines.
Je vais aussi beaucoup vous informer sur les infections nosocomiales et les erreurs médicales, d’autres plaies de notre système de santé. Je vous invite à poursuivre votre lecture et surtout… à laisser des commentaires… un écho précieux dans la nuit sombre qui enveloppe les victimes.
Voilà, c’était ma petite histoire. J’ai encore des rendez-vous en oncologie et je n’ai pas caché mon identité ici. J’ai bien hâte de voir les conséquences de mon honnêteté sur la suite des évènements. Je prends le risque, tout le monde meurt un jour non ?
Mais je n’ai pas peur, les personnes en qui je fais confiance et qui la méritent, sont toujours présents dans notre système de santé. Je me dois de le dire haut et fort ça aussi, afin de contrebalancer mon propos… tout n’est pas si noir, il en reste qui travaillent avec le coeur, parfois même le mettent-ils au-dessus de leur grande bible… et je les en remercie.
Un grand merci au Dr. Michel Giguère de Ste-Marie, pour son humanité, son sens du devoir, sa disponibilité, pour sa grande écoute et son professionnalisme. Je lui dois la vie, c’est un homme que chacun voudrait compter parmi ses amis… Le monde médical est en manque cruel de personnes comme lui.
Un grand merci au Dr. Félix Couture, hémato-oncologue, l’hôpital l’Hôtel-Dieu de Québec, pour son professionnalisme, sa patience, sa bonté et son intérêt envers ses patients. Je vous dois la vie à vous aussi Dr. Couture. Dans l’espoir que tous vos pairs finiront par vous imiter et qu’ils repousseront les limites du possible avec les germes D’ESPOIR qu’ils sont en mesure d’insuffler au coeur de leur patients.
Un grand merci au Dr. Alain Fillion, hémato-oncologue, l’Hôpital l’Hôtel-Dieu de Québec, pour son sens de l’humour et sa bienveillance envers les patients un peu récalcitrants comme moi.
Un grand merci au personnel de la salle de traitements (chimio) CRCEO de l’hôpital l’Hôtel-Dieu de Québec, (Luce entre autres) pour leur dévouement, leur patience et leur empressement à aider les patients dans leur combat quotidien contre la maladie.
(un seul bémol pour la salle de traitement … j’ai remarqué que très peu d’infirmières utilisent le lavabo pour le lavage des mains entre chaque patient; étant donné qu’ils sont tous immuno-supprimés… cette situation ne me semble pas très sécuritaire, (je ne veux faire de peine à personne mais je me sens obligée d’en témoigner)
Un grand merci à M. René Pomerleau, naturopathe, de Frampton, qui a su, le premier, m’encourager, me donner l’espoir et les informations qui m’ont menée sur le chemin du mieux-être.
Un grand merci à Mme Chantal Lacroix, thérapeute en médecines douces, pour ses bons soins, son humanité et son sens du devoir.
Suzanne Bissonnette
Ste-Marie de beauce, survivante.
Références pour ce billet
- Définition de l'évidement ganglionnaire
http://www.fnclcc.fr/fr/patients/dico/definition.php?id_definition=1881 - Un homme de Saguenay, en rémission d’un cancer, lance un appel à l’aide pour éviter l’amputation
http://lcn.canoe.ca/cgi-bin/player/video.cgi?file=/lcn/actualite/sciences_medecine/20080619_ouellet.wmv - Lymphœdème, définition
http://www.cancer.ca/ccs/internet/standard/0,3182,3172_10175_225843503_langId-fr,00.html - Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, protocole de contrôle du dosage des CA 15-3
http://agmed.sante.gouv.fr/htm/10/dm/sdm/rapport_controle_dmdiv_muc.pdf - Centre Santé Chantal Lacroix
http://www.chantal-lacroix.com/



