Drôle de titre pour un article sur la santé non ? c’est pourtant de croyance et de mythes qu’il sera question ici.
Je me propose de vous informer que contrairement à la croyance populaire, la terre n’est pas ronde. Je cite ici un article paru en juillet dernier sur Techno-Science.net : Mission Goce: Les bourrelets de la terre vus de l’espace.
Nous ne vivons pas sur une planète ronde, mais sur un patatoïde bosselé, qui laisse bouche bée tous ceux qui se retrouvent nez à nez avec son image. Un creux au large de l’Amérique du Sud, une bosse au-dessus de l’Australie et quelques bourrelets par-ci par-là.
Cette difformité échappe au voyageur qui arpente la planète et à l’astronaute qui voit la bille bleue dans son cocon de gaz, mais vient fausser une foule de mesures: celles des courants océaniques, des mouvements de la croûte terrestre.
Commencez-vous à voir où je veux en venir ?
Comme au temps de Gallilée, de nos jours encore la méconnaissance des faits résulte en une opinion populaire faussée, basée sur d’anciennes données, jamais mises à jour. Il faudra du temps avant que tout le monde sache que la terre ressemble plus à une patate qu’à une sphère bien formée. Probablement que la majorité des humains actuellement en vie sur la planète, mourront sans avoir été à même de réviser leurs croyances.
Il en est souvent ainsi, dans tous les domaines. L’information ne se répand pas à la vitesse de l’éclair. Il faut du temps et il faut une volonté d’informer pour que l’opinion populaire suive les réalités factuelles. Ici ce n’est pas bien grave, j’en conviens. Ça ne changera pas ma vie que la terre soit bosselée plutôt que ronde comme on la représente tout le temps.
On peut donc admettre qu’en théorie, l’opinion dominante ne concorde pas toujours (peut-être même pas souvent) avec la réalité factuelle.
Un mot à propos de l’expression «opinion dominante»
Je dis «opinion dominante» mais j’aurais tout aussi bien pu dire «croyance populaire» genre d’adhésion à un mythe bien ancré dans les esprits. Le citoyen ne se fie qu’à ce qu’il entend, ce qu’il voit, et force est de constater que les citoyens ne voient pas tout, ne savent pas tout et je vais tenter ici de soumettre des arguments pour étayer cette affirmation.
Il nous faut admettre que sans une certaine connaissance des faits, les citoyens sont privés d’informations qui concernent leur bien-être. Les sociétés qui sacralisent la science (à défaut d’une autre religion) ont besoin de divers mythes. Je vais tenter d’apporter un nouvel éclairage à ces divers mythes.
MYTHES À LA VIE DURE
Altruisme de la recherche médicale et de l’industrie pharmaceutique qui la finance et la contrôle
L’expression populaire «miracles de la médecine» établit d’emblée une autorité morale quasi religieuse à toute la recherche ainsi qu’au corps médical et para-médical, leur attribuant le mérite de chaque guérison et remettant le blâme sur le patient (qui n’aurait pas pris suffisamment soin de lui) lorsque celui-ci n’obtient pas le miracle escompté. Et pourtant… si on s’intéresse d’un peu plus près à cette grande industrie on découvre des faits troublants.
- Vous croyez que l’industrie pharmaceutique est à vocation philanthropique ? En fait l’industrie pharmaceutique est une industrie d’investissement dirigée par les profits de ses actionnaires. Améliorer la santé humaine n’est pas la ligne directrice de cette économie.
Vous croyez que les médicaments améliorent notre santé et nous sauvent la vie? Pas tout à fait. Les effets secondaires connus et mortels des médicaments sous prescriptions sont la quatrième cause principale de décès dans le monde industrialisé, surpassés seulement par le nombre de décès dus à des crises cardiaques, des cancers, et des embolies (Journal de l’Association Médicale Américaine, 15 avril 1998). Ce fait, assez méconnu, n’est pas surprenant non plus, puisque les brevets sur les médicaments sont émis d’emblée pour les nouvelles molécules synthétiques. Toutes les molécules synthétiques ont besoin d’être détoxifiées et éliminées du corps, un phénomène qui échoue fréquemment et résulte en une épidémie d’effets secondaires sévères et mortels.
Pour mieux étendre le marché du médicament, les compagnies pharmaceutiques sont continuellement à la recherche de nouvelles applications (posologies) pour l’utilisation de médicaments qu’ils commercialisent déjà. Par exemple, les pilules pour la douleur Aspirine de Bayer sont maintenant consommées par 50 millions de citoyens Américains en santé, sous l’illusion que cela préviendra les attaques cardiaques.
La recherche médicale est subventionnée par les laboratoires pharmaceutiques. Ici au Canada, ils commandent et payent eux-mêmes pour les études qui serviront à prouver à Santé Canada que leur produit est clean. Les pharmas sont les meilleurs clients des chercheurs. Et comme on dit… il faut satisfaire le client !
Vous croyez qu’il n’y a pas de cachette, d’omerta ? Si des remèdes avaient été trouvés pour le cancer, pensez que ça fait longtemps qu’on le saurait ? Ici je vous invite à faire une recherche sur Google avec les mots-clé: savants maudits; et bonne lecture. En anglais vous en trouverez plus avec les mots-clé whistleblowers et health. Sinon vous pouvez consulter cet article du blogue : Le cancer: une affaire très rentable.
Conflits d’intérêts, Corruption, désinformation
- Vous ne croyez pas qu’il y ait corruption dans le monde scientifique pharmatico-médical ? tapez : corruption et santé dans Google et voyez les résultats. Vous maîtrisez l’anglais ? vous obtiendrez encore plus de résultats avec les mots corruption et health. Prenez quelques minutes pour lire quelques-uns de ces résultats, voyez leurs sources, jugez du sérieux des auteurs…
- Si vous consultez certains articles de ce blogue, vous constaterez que plusieurs pays sont aux prises avec des situations de conflit d’intérêts, de désinformation et de corruption. Il en est de même au canada et je vous invite à lire quelques informations à propos de seulement un exemple de corruption, ici au Canada. Ce cas est bien documenté, les scientifiques qui ont risqué leur carrière pour défendre le bien commun sont maintenant marginalisés. Avant qu’ils ne prennent position contre une certaine industrie, ils étaient respectés de leurs pairs (la communauté scientifique).
- Le public croit que la formation des médecins est tout à fait exempte de conflit d’intérêt. Ainsi personne ne voit de rapport entre l’industrie pharmaceutique et la formation médicale continue. Pourtant il y en a et pas qu’un peu. Les citoyens ne connaissent rien des budgets faramineux qui sont dépensés annuellement par les grandes pharmas pour «influencer indirectement» le corps médical. Il est difficile de se faire une idée de ce que cela implique, parce qu’un financement indirect reste un moyen de pression, de manipulation et d’influence et qu’il est fait par une entreprise à but lucratif en vue d’un retour sur investissement. Et il n’est pas sûr que l’influence indirecte soit la moins nocive, parce qu’elle est par définition moins facile à détecter et à interpréter correctement. Essayez ces mots-clé dans Google.
MYTHES SUR LA SÉCURITÉ DES SOINS
- Les soins de santé sont très sécuritaire et bien encadrés. Le taux d’ «erreurs médicales» étant insignifiant, dans l’opinion publique.
- Les risques d’infections nosocomiales doivent être considérés comme des «risques normaux» dans les hôpitaux. Ils font partie des dommages collatéraux et leur contrepartie (les miracles de la médecine) éclipse totalement la gravité du problème.
- Avec toutes les campagnes de promotion de l’hygiène des mains, la population croit que le personnel médical a compris depuis longtemps l’importance de se laver les mains entre chaque patient. Pourtant, il n’en est rien. Voir cet article du blogue.
Démystifions
Négligence et erreurs médicales
Informer, c'est refuser que le silence affecte la liberté et les droits des personnesVous croyez que les erreurs médicales sont rares ? Vous croyez aussi que, comme le prévoit la loi, elles sont vraiment divulguées aux patients?
Là je ne vous enverrai pas sur Google, mais vous pouvez toujours tenter votre chance avec des mots-clé comme erreurs médicales et divulgation. Je vous parlerai plutôt du taux de divulgation de ces «accidents évitables». Est-il bas ? oui, plus que bas, et bien que la loi oblige les instances médicales à divulguer au patient chaque incident susceptible d’avoir des conséquences sur sa santé, ce n’est que dans une faible proportion qu’ils sont informés. Des divulgations sont faites au MSSS, (on ne sait dans quelle proportion) mais ces informations sont méconnues du citoyen, les statistiques ne sont pas mises à jour.
Divulgation des erreurs médicales
Il n’est pas vraiment possible d’obtenir des chiffres car au Québec, «il y a peut-être des gens qui ont intérêt à ce qu’on ne regarde pas ça», lâche Pierre Deschamps, professeur à la faculté de droit de l’Université McGill. Il serait pourtant facile de connaître la situation. «On a des données sur les erreurs médicales depuis plusieurs années, révèle-t-il, mais le ministère de la Santé et des Services sociaux n’a jamais voulu qu’on les mette à jour car il n’en voyait pas l’intérêt.»
Sélection.ca Une famille en colèreMais dans les faits, les disparités entre les établissements sont énormes. «Certains médecins n’hésitent pas à avouer leurs erreurs. Mais on est encore bien loin de ce que fait Winnipeg. La majorité des médecins ne reconnaissent pas qu’il y a eu faute», affirme la présidente du Fonds d’aide aux victimes d’erreurs médicales (FAVEM), Lisa D’Amico.
Cyberpresse.ca - Erreurs médicales, l'ouest canadien donne l'exemple
Je vous traduis ici un extrait d’un éditorial paru le 6 janvier 2009 dans le journal de l’association médicale canadienne.
Medical errors, apologies and apology laws
Noni MacDonald, MD MSc* and Amir Attaran, LLB DPhil*Section Editor, Population and Public Health, Associate Editor, Editorials, CMAJ
Dans les soins de santé quand une erreur médicale se produit, la révélation et les excuses sont souvent dépassées par la crainte du litige et des poursuites. La pleine révélation au patient devrait être la ligne de conduite moralement et professionnellement responsable. Il est également essentiel pour l’amélioration de la sécurité du patient et la qualité des soins. En ne révélant pas des événements défavorables, le médecin échoue en termes d’honnêteté, franchise et respect. En outre, la non-divulgation peut mettre le patient en danger pour le futur parce qu’il ne sait pas ce qui s’est produit. La révélation fournit au patient l’information potentiellement essentielle pour prendre des décisions en ce qui concerne sa santé.
Présenter des excuses est un élément important dans la divulgation des erreurs médicales. Des excuses incluent une reconnaissance de l’événement et du rôle qu’on a joué, aussi bien qu’une expression véritable de regret pour le patient. Des excuses peuvent avoir des effets curatifs profonds pour toutes les parties. Pour le médecin, des excuses peuvent aider à diminuer des sentiments de culpabilité et de honte. Pour le patient, elles peuvent faciliter la rémission et constituer la base pour une réconciliation.
La révélation et les excuses efficaces ne sont ni simples ni sans douleur. Les médecins et d’autres membres du personnel soignant ont besoin de s’exercer pour mieux le faire quand une erreur médicale ou un événement défavorable s’est produit. Ils ont besoin également d’une plus grande conscience de leurs engagements légaux, moraux et professionnels à cet égard. Les erreurs exigent une réponse qui satisfait simultanément les besoins du patient, du membre du personnel soignant et du système.
Sur le plan juridique
Poursuivre en cas d’erreur – un choix difficile qui n’est pas garant de succès
Il n’existe aucun système obligatoire de médiation en cas d’erreur médicale. Un patient qui veut véritablement savoir s’il y a eu erreur médicale doit intenter une poursuite. Le patient doit assumer seul les coûts de sa poursuite. L’aide juridique n’est pas accordée pour ce genre de réclamation et la durée moyenne d’une poursuite est de cinq ans.
Du nombre total de poursuites entamées chaque année au Québec contre des médecins, 10 % seulement se rendent devant les tribunaux. À l’inverse, 90 % des causes tombent ou se règlent avant procès, sans qu’un jugement ne soit rendu.
Des 10 % qui vont en procès, les plaignants n’ont gain de cause, en moyenne, qu’une fois sur trois. Sur 350 actions, ce sont donc 115 victimes qui reçoivent compensation : une centaine par règlement à l’amiable et une douzaine par jugement de la Cour.
TéléQuébec.tv - Une pilule une p'tite granule - Les erreurs médicales : une réalité inquiétante - sept 2006Combien de médecins ont subi des sanctions au cours des 50 dernières années ?
Aussi étonnant que cela puisse paraître, le Collège est incapable de le dire, n’ayant pas compilé ce genre de données.
«Ce serait trop long et trop compliqué», dit le Dr François Gauthier, directeur de la Direction des enquêtes. Depuis 1988, le processus disciplinaire est public, mais toujours pas de compilation. S’il veut le savoir, le citoyen n’a qu’à se présenter au greffe du Collège des médecins et compter lui-même!
Je vous propose cette simple équation
Additionnons ceux qui ne sauront jamais…
Comme je le signalais plus haut, la majorité des erreurs médicales ne sont pas divulguées aux patients. Dans ces conditions, nous comprenons qu’il est impossible pour le citoyen d’être informé de ces faits puisque les victimes elles-mêmes l’ignorent.
+ Ceux qui sont trop gentils
Mais qu’en est-il de ceux qui savent qu’ils ont été victimes d’erreur médicale, du mauvais jugement ou de négligence d’un membre du personnel médical ? Certains patients savent très bien qu’une erreur a été commise. Malgré qu’ils connaissent ce fait, la très très grande majorité d’entre eux NE SE PLAINDRA PAS, ni de vive voix, ni au moyen de poursuites.
La très grande majorité des victimes ne veut pas «faire de trouble» ni «s’embarquer» dans quelque chose qui pourrait ternir la réputation de l’une ou l’autre des parties en cause. Il est intéressant de noter ici que les québécois sont des personnes qui n’aiment pas le trouble. Ils ont tendance à juger ceux qui veulent faire respecter leurs droits comme des fauteurs de trouble, des grandes gueules. Vous êtes d’accord avec moi ?
On s’entend généralement pour dire que les québécois sont des citoyens «politiquement corrects» qui «endurent leur état», ne veulent faire de peine à personne et qui préfèrent se tenir bien loin des tracasseries juridiques… les malades sont eux aussi des personnes gentilles, ou à tout le moins, des personnes qui tiennent à leur réputation de «gentil gentil». Dans ces conditions, ces cas non plus ne seront jamais portés à la connaissance du public.
+ Ceux qui ont peur
Nous ne parlons pas d’un bien de consommation quelconque ici. Il est question de santé. Ce n’est pas comme si un garagiste brisait votre voiture. On n’en parle jamais et pourtant ils sont nombreux ceux qui se taisent par peur de représailles. Si on considère que leur état de santé n’est pas bon (c’est bien le cas de plusieurs malades non?) ces patients ne risqueront pas de se plaindre puisqu’ils ont encore besoin de soins et que la prestation de ces soins pourrait en être affectée. Les malades n’ont pas envie de se faire soigner par du personnel frustré, mécontent. Ils ne veulent pas risquer de souffrir physiquement et/ou moralement pour avoir essayé de faire valoir leur bon droit. Pour preuve, des spécialistes sensibles à la condition des patients déclarent qu’il leur faut beaucoup de courage, juste pour exiger d’un professionnel qu’il se lave les mains. alors imaginez ce que ça prend comme courage pour porter plainte pour erreur médicale. Pensez-vous que ceux qui ont peur en parlent autour d’eux ? Non. Ils ne prennent pas la chance que leur entourage fasse la plainte à leur place, ce qui les mettrait dans une situation insoutanable.
+ Ceux qui n’ont pas les moyens
Lorsqu’il est malade, le citoyen manque d’énergie, de ressources, de volonté pour se mesurer à un système qui est bien plus riche, fort et en santé que lui. Et quand je dis «riche» je pèse bien ce mot.
Si, victime d’une faute professionnelle, vous envisagez d’aller en cour, sachez que, dans le domaine médical, les poursuites civiles sont beaucoup plus difficiles au Canada que dans d’autres pays, en particulier les Etats-Unis. Les juges hésitent davantage à conclure à la faute ou à la négligence professionnelle.
Les procès coûtent cher et, même en cas de victoire, les bénéfices sont limités. En 1978, la Cour suprême du Canada a instauré un plafond aux indemnités (actuellement de 290000$), et les juges accordent rarement des dommages exemplaires. Avant de racler vos fonds de tiroirs pour retenir les services d’avocats et d’experts, souvenez-vous que vous faites face à un adversaire redoutable.
L’Association canadienne de protection médicale ACPM , un organisme de défense mutuelle, regroupe 95 pour 100 des médecins canadiens. Elle accorde à ses membres un appui financier sans limites et se targue de «défendre vigoureusement» leurs intérêts.
Sa politique est de toujours porter devant les juges les cas qu’elle considère défendables, même quand un règlement hors cour serait moins coûteux.
+ Les victimes décédées
Il n’est pas faux de prétendre que les cas les plus insoutenables sont ceux qui risquent le moins de se retrouver devant les tribunaux (et dans les médias), puisque les victimes ne sont plus de ce monde pour se défendre. La famille de ces victimes (à supposer qu’ils en aient une et qu’elle soit assez fortunée, motivée…) aura-t-elle le goût d’entreprendre des poursuites en l’absence du principal intéressé (le patient décédé) ? C’est donc dire que les pires cas sont ceux qui sont les moins bien connus des citoyens. Ce qui tend à raffermir le mythe selon lequel, les erreurs médicales ne sont rien en contrepartie des miracles de la médecine.
+ Des médias plutôt dociles et silencieux
En 2004, lors du scandale de la C-Difficile, vous comme moi avons été submergés d’images par les médias québécois. On pouvait voir en boucle, derrière le commentateur qui annonçait les décès quotidiennement, des films montrant l’acharnement que mettait le personnel d’entretien ménager, à bien nettoyer chacune des surfaces, et on repasse la cassette… nettoyage de lits planchers mains meubles… et mezzzzan encore un peu,… pis lave pis relave. En boucle… non-stop, c’est tout ce qu’on voyait. Pendant ce temps le commentateur répétait inlassablement:
«bla bla bla… ça va mal, y’a des morts… mais les autorités ont tout mis en place pour régler la situation.»
Avez-vous remarqué la contradiction entre les faits et les images qu’on nous proposait ? Certains appelleraient ça du lavage de cerveau. Et pourquoi pas ? c’est bien là un des principaux rôles d’une certaine catégorie de médias non?
Un petit calcul
Maintenant si on faisait un petit calcul ? prenons tous les cas cités plus haut, où les patients ne sont même PAS INFORMÉS qu’un acte médical leur a causé préjudice, prenons aussi ceux qui le savent mais n’osent pas parler… encore moins formuler une plainte aux instances juridiques.

Évidemment, je ne peux traduire en nombre absolu la quantité de victimes silencieuses. C’est pourtant une équation qui ne ment pas: en tant que citoyens nous sommes très mal informés de la réalité quotidienne des personnes qui ont besoin de soins, ainsi que de la réelle influence des cartels pharmaceutiques sur l’indépendance d’esprit de notre corps médical.
Des chiffres sont cependant disponibles chez nos voisins du sud. On peut lire sur le site advancedscientifichealth.com un article qui résume une étude selon laquelle, aux États-Unis entre 1993 et 2003, 7,8 millions de décès sont attribuables à la médecine officielle et ses procédés.
En contrepartie, il y a ceux qui méritent toute notre confiance et notre respect.
Il me faut cependant nuancer mes propos. Ce n’est pas tout le personnel médical qui est à mettre dans le même sac. Sans compter qu’à dire vrai, à part sur eux-mêmes… quel contrôle ont-ils individuellement ? Ils n’ont bien souvent que leur voix et l’autorité morale que leur confère leur profession pour changer les choses… et la société a horriblement besoin d’eux pour adopter une nouvelle vision, de nouvelles pratiques. J’en connais plusieurs qui sont dévoués à leurs patients… bien plus qu’à leurs protocoles, et ils obtiennent d’excellents résultats.
Depuis que j’ai ouvert ce blogue, je reçois des témoignages de professionnels qui confirment que les laboratoires pharmaceutiques influencent le jugement des médecins; que l’ultra-spécialisation impose un frein à l’acquisition de connaissances plus larges sur le fonctionnement du corps humain, chacun se contentant de traiter son petit bout d’organe, sans trop se soucier de tout le reste.
Plusieurs médecins ont compris depuis longtemps que certains changements dans les normes cliniques (par exemple: taux de cholestérol acceptable qui a varié au cours des dernières années) ont pour principal objectif de faire augmenter la peur de la maladie et les ventes de médicaments… par conséquent… l’action en bourse.
D’autres professionnels de la santé m’ont confié que… «aussi longtemps que les médecins seront payés à l’acte… aussi longtemps dureront les cas d’abus et de négligence». Il faut comprendre que le salaire des médecins basés sur ce principe «à l’acte» récompense ceux qui sont les plus pressés d’en finir avec leurs patients… pour passer au suivant. Évidemment, vous me direz qu’il faut bien se dépêcher pour soigner tout ce monde qui attend sur les listes, et vous n’avez pas complètement tort. Mais… on a beau se dépêcher, si cet empressement a pour conséquences les nombreuses erreurs de jugement, de traitement, de médicament… que le système produit quotidiennement… c’est que cet empressement cause un véritable tort à la santé publique et entache gravement la réputation du système et de ses commettants.
Dans certains pays les médecins sont payés aux résultats. On leur assigne un nombre X de patients et ils doivent faire avec… c’est dans leur intérêt de les garder en vie et en santé. Les revenus des médecins baissent alors dans les mêmes proportions que la santé et la survie de leurs patients. Ceci représente à mon sens, un mode de rémunération juste et honnête, nous pourrions en parler… nous pourrions l’adopter.
C’est du devoir de chacun de faire connaître la vérité.
J’invite toute personne ayant des informations à faire connaître au public à se responsabiliser et à dénoncer les abus et manquements dont ils sont témoins. Les professionnels intègres qui usent de leur jugement critique pour soigner leurs patients doivent adopter une attitude de TOLÉRANCE ZÉRO envers ceux qui salissent impunément leur profession.
Quand je parle comme ça on me dit que je veux ériger une culture de la dénonciation. Appelez ça comme vous voulez, d’autres solutions inefficaces ont été mises en place, il est temps d’en changer, ce n’est pas en se croisant les bras que les changements surviendront. Il faut ce qu’il faut, que les fautifs assument ou bien qu’ils «allument» avant d’être vilipendés.
J’invite ces chercheurs maudits à continuer leur lutte pour faire connaître au monde les résultats de leurs recherches, malgré les pressions qu’exercent les laboratoires pharmaceutiques sur eux. Actuellement ils sont au ban de la communauté scientifique, mais à mesure que ces faits seront rapportés on verra basculer le plateau de la balance et l’opinion publique, plus forte que les intérêts financiers, finira pour vous donner raison… comme lorsqu’il a été admis que la terre était ronde… et comme on admettra un jour qu’elle ressemble à une patate.
SVP, ne me croyez pas sur parole, soyez plus sensibles à ce que vous observez autour de vous, oubliez le refrain des politiciens qui à force de répéter des mensonges pour cacher l’intolérable ont réussi à modeler l’opinion publique pour lui faire avaler la plus grosse couleuvre de notre société: un faux sentiment de sécurité. Ils en supporteront l’odieux lorsque les faits seront mieux connus.
Ouvrez les yeux sur l’état des lieux en santé ici et ailleurs dans le monde. Questionnez vos proches qui sont hospitalisés… comment sont-ils traités ? est-ce que l’environnement est suffisamment propre ?
La terre n’est pas ronde… passez le message !
Et vous, professionnels de la santé, ne laissez pas les intérêts financiers diriger votre conscience, soyez alertes et vigilants, conscients de votre responsabilité, même si dans le système actuel vous n’êtes à peu près pas imputables de vos actes.
La société est en droit de s’attendre à ce que les plus instruits de ses citoyens se posent en défenseurs de la vérité, du bien commun et de l’indépendance d’esprit de la science.
Références pour ce billet
- Techno-science.net - Mission Goce: Les bourrelets de la terre vus de l'espace - juillet 2008
http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=5615 - Les lois de l'industrie pharmaceutique
http://www.loribel.com/sante/articles/lois-industrie-pharmaceutique.html - Recherche Google: savants maudits
http://www.google.com/search?q=savants+maudits&rls=com.microsoft:fr-ca:IE-SearchBox&ie=UTF-8&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7ADBR_fr - Recherche Google avec les mots-clé: whistleblowers et health
http://www.google.com/search?hl=fr&rls=com.microsoft%3Afr-ca%3AIE-SearchBox&rlz=1I7ADBR_fr&q=whistleblowers+health&lr= - Recherche Google mots clé: corruption santé
http://www.google.ca/search?q=corruption+sant%C3%A9&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a - Recherche Google mots-clé: corruption health
http://www.google.com/search?q=corruption+health&rls=com.microsoft:fr-ca:IE-SearchBox&ie=UTF-8&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7ADBR_fr - Recherche Google mots-clé: formation médicale continue sponsorisée
http://www.google.com/search?hl=fr&rls=com.microsoft%3Afr-ca%3AIE-SearchBox&rlz=1I7ADBR_fr&q=formation+m%C3%A9dicale+continue+sponsoris%C3%A9e&btnG=Rechercher&lr= - loi 113 - voir article 8
http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/S_4_2/S4_2.html - Sélection.ca Une famille en colère
http://www.selection.ca/mag/2003/03/colere.html - CyberPresse.ca - Erreurs médicales: L'ouest canadien conne l'exemple
http://www.cyberpresse.ca/vivre/200809/08/01-666972-erreurs-medicales-louest-canadien-donne-lexemple.php - Canadian Medical Association Journal, Editorial 6 janvier 2009 - Medical errors, apologies and apology laws
http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/180/1/11 - TéléQuébec.tv - Une pilule une p'tite granule - Les erreurs médicales : une réalité inquiétante - sept 2006
http://pilule.telequebec.tv/pages/Categorie-de-sujets-dun-emission/dossier-de-la-semaine.aspx?emission=67&date=2006-09-21 - Sélection du Reader's Digest - Danger hôpital, août 2004
http://www.selection.ca/mag/2004/08/hopital.html - Advanced Scientific Health - 1993-2003: Medical mistakes took 7.8 million lives... Organized medicine killed more Americans in last decade than all U.S. wars combined
http://www.advancedscientifichealth.com/newpweb_nsf_medicalmistakes.asp?SID=798514




