Rester en vie ! 

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La nourriture canadienne est la plus contaminée au monde!

Par Suzanne Bissonnette

MISE À JOUR - 20 SEPT 2009

Sonneur d\'alarmes trahit par Santé CanadaLe Dr. Chopra fut le plus ovationné des conférenciers invités à la Conférence sur la liberté de choix en santé, qui s’est déroulée le 12 septembre 2009, au Palais des congrès de Montréal. Je n’ai pas assisté à cette conférence qui n’a pas été appréciée par tous, c’est le moins qu’on puisse dire. Il est regrettable que son nom soit associé à cette assemblée plus ou moins crédible. Mais bon… cela n’enlève rien à l’intégrité de l’homme qui a maintes fois subi diverses pressions et contraintes de son employeur, Santé-Canada et ce, sur une période de plus de 30 ans.

Je me suis procuré son livre version française:

«Corrompus jusqu’à la moelle»
ISBN 978-2-922969-24-5

Quelques extraits inspirants:

En 1974, alors qu’il posait sa candidature pour un poste de chef de la Division endocrine et métabolisme, durant son entrevue devant le comité de sélection de la fonction publiquue du canada on lui demanda:

«Supposez que vous soyez choisi pour combler ce poste. Qui selon vous, serait alors votre client ?»

«Le public, bien sûr ! lui ai-je répondu.

«Non, c’est l’industrie», a répliqué Stevenson.

J’ai insisté pour lui signifier mon désaccortd.

«De qui tenez-vous votre mandat ?» a ensuite demandé Scott.

«De la Loi sur les aliments et drogues, adoptée par le Parlement canadien au nom du public» ai-je répliqué.

Je vous laisse deviner s’il a obtenu le poste.

Alors qu’il travaillait au Bureau des Médicaments (BDM) en 1977, à l’étude des présentations de drogues nouvelles: antibiotiques et vaccins liés aux allergies, on lui demanda de rédiger une description sommaire de sa vision du développement des nouveaux médicaments et de la gestion de leur évaluation réglementaire.

Sa vision était celle qu’il avait désiré poursuivre au Conseil des sciences du Canada en 1974, il écrit:

J’ai indiqué que tout espoir de découvrir de nouveaux traitements médicaux par l’industrie privée était fondé sur une politique complètement dépassée, et que tout argent consacré à cela, soit au moyen de subventions ou autres, ne constituerait qu’un gaspillage de fonds publics. J’ai ajouté que presque tous les médicaments qui pouvaient être inventés l’avaient déjà été depuis déjà plusieurs années. Par conséquent, d’une perspective purement nationale, la chose à faire était d’investir et de poursuivre la recherche fondamentale sur le cancer, les maladies du coeur, les désordres métaboliques, la biologie cellulaire, l’immunologie, et ainsi de suite, plutôt que d’embaucher de plus en plus de scientifiques pour évaluer toujours plus de copies des mêmes médicaments, qui s’avéraient coûter de plus en plus cher, être de moins en moins efficaces, et en réalité de plus en plus nocives pour la santé des individus.

Je vous laisse deviner s’il a été encouragé dans sa vision.

Le Dr. Chopra n’invente rien. Depuis une trentaine d’années, les nouveaux médicaments qui ne sont pas des copies sont peu nombreux et peu efficaces. En fait, ce qu’ils font de mieux, ce sont des profits en bourse.

Selon Marcia Angell, ancienne rédactrice en chef du New England Journal of Medicine (l’une des revues médicales américaines les plus lues et respectées au monde), sur 415 nouveaux médicaments mis sur le marché entre 1998 et 2002, 133 étaient de nouvelles molécules. 58 ont été l’objet d’une procédure accélérée de la part de la FDA (Food and Drug Administration) indiquant qu’ils pouvaient apporter un progrès intéressant. C’est seulement 14 % du total.

Voyez aussi:

Le bilan 2008 du médicament est maigre et préoccupant.

Mais continuons si vous le voulez bien, un autre extrait du livre du Dr. Chopra.

Déréglementation

…en 1985, le président Ronald Reagan, le vide-président George Bush, père, ainsi qu’un imposant entourage de responsables gouvernementaux et de représentants de compagnies pharmaceutiques ont déambulé dans la ville de Québec, entonnant tous en choeur «Irish Eyes» avec le premier ministre Brian Mulroney. Le message sous-jacent à tirer de l’événement médiatique était en réalité de mettre en place une politique internationale de déréglementation des médicaments, des aliments, des dispositifs médicaux, des pesticides et de toutes sortes de produits dont l’innocuité est mise en doute.

On est en droit de se demander pourquoi le président américain sollicitait ces changements au canada plutôt que dans son pays.

D’autres extraits suivront… revenez bientôt !

Retour au billet original - 19 janvier 2009

Les whistleblowers (sonneurs d’alarme) sont plutôt rares au Canada. Il n’y a pas de législation pour les protéger. Trois scientifiques n’ont pourtant pas reculé devant les pressions et les menaces et ils ont tenu à prévenir les autorités canadiennes des dangers de certains produits et/ou procédés dans l’agriculture et l’élevage du bétail.

Ils ont été appelés à comparaître devant une commission sénatoriale en juin 1998 et les révélations qu’ils ont faites sous serment sont stupéfiantes.

Le Dr. Chopra dira lui-même à la suite de cette comparution:

«Après notre témoignage devant la Commission, nous avons été harcelés, placardisés, marginalisés. Tout ce que nous craignions s’est produit, et personne n’a bougé le petit doigt ! Nous avons porté l’affaire devant les tribunaux, mais au Canada, aucune loi ne protège les whistleblowers… Ce pays est corrompu jusqu’à la moelle!»

Son livre «Corrupt to the Core - Memoirs of a Health Canada Whistleblower» qui vient de sortir dans sa version originale anglaise, dénonce la corruption et le trafic d’influence qui sévit au Canada.

Considéré comme un «héros» par les uns, comme un «fauteur de troubles» par les autres, le docteur Shiv Chopra n’y va pas par quatre chemins. «La nourriture canadienne est la plus contaminée au monde!»
Le controversé scientifique a passé la journée au cégep de Victoriaville vendredi, invité à démontrer comment l’utilisation des technologies dans l’alimentation du bétail d’élevage comporte de hauts risques pour la santé humaine. Les journalistes de la presse régionale ont pu le rencontrer la veille de sa conférence.

Le cégep s’attendait à un auditoire d’une centaine de personnes, des étudiants en agriculture biologique bien sûr, mais aussi des producteurs agricoles, des professionnels de la santé, a indiqué Denis La France, prof d’agriculture biologique.

Pour «insubordination», le docteur Chopra a été congédié en 2004 de Santé Canada après 35 ans de service. Avec deux autres de ses collègues, les docteurs Margaret Haydon et Gérard Lambert (congédiés eux aussi), Dr Chopra conteste cette décision devant la Cour, la cause s’éternisant depuis 110 jours. La semaine prochaine, il est de nouveau convoqué devant le Tribunal.

Le scientifique, maintenant âgé de 74 ans, ne se considère pas, lui-même, comme un héros ou un fauteur de troubles. «Je suis plutôt un sonneur d’alarme», a-t-il déclaré. Il a dit qu’à Santé Canada, il n’a fait que son travail, refusant d’approuver des produits ou des technologies douteuses. «J’étais le policier de la sécurité alimentaire», a-t-il dit. Agir autrement aurait fait de lui un «criminel».

Son travail de dénonciation n’est pas de tout repos, a-t-il souligné. «C’est comme si j’étais assis sur un tigre», a-t-il ajouté, trahissant, par cette comparaison, ses origines indiennes. Deux possibilités s’offrent à lui. Soit, il se fait dévorer, soit, il continue de rester assis sur le tigre lui tenant solidement la queue. On comprend qu’il a choisi cette deuxième option.

Ainsi, malgré les tentatives de le faire taire, le spécialiste en médecine vétérinaire s’est lancé dans une véritable croisade pour faire disparaître de la chaîne alimentaire tout ce qui s’appelle hormones de croissance, antibiotiques (ceux destinés à un usage non thérapeutique), déchets carnés, organismes génétiquement modifiés, pesticides de synthèse.

Il affirme que les hormones données aux animaux que l’on mange induisent des cancers, des maladies chroniques, des problèmes au système reproducteur et au système immunitaire. Quant aux antibiotiques, ils provoquent d’autres types de dommages, y étant pour quelque chose dans l’apparition de tenaces bactéries comme C. difficile, E. Coli et la salmonellose. Les déchets carnés ne sont pas moins dommageables, étant à l’origine de la maladie de la vache folle. Quant aux OGM, leur innocuité n’a pas été démontrée.

Sa lutte pour la sécurité alimentaire fait l’objet d’un ouvrage qui vient tout juste de paraître, Corrupt to the Core - Memoirs of a Health Canada Whistleblower. Il ne sait pas encore si la version française que prépare l’éditeur Claude Charbonneau (Les Éditions du mieux-être) traduira littéralement le titre en anglais Corrompu jusqu’à l’os. La sortie de l’ouvrage en français s’annonce pour avril prochain.

Car c’est de corruption et de collusion dont parle le docteur Chopra. Mues par l’appât du gain et avec la complicité du gouvernement canadien (de Mulroney à Harper, en passant par Chrétien et Martin, précise-t-il), les compagnies réussissent à faire approuver des technologies «douteuses», affirme-t-il. Et elles ne sont même pas bénéfiques à l’agriculture, affirme encore le docteur en médecine vétérinaire.

S’il préconise la généralisation de la pratique de l’agriculture biologique, il propose à la population et aux politiciens du Québec de revendiquer la «souveraineté» alimentaire.

Parce que l’agriculture d’ici est plus diversifiée, qu’elle est la plus avancée pour contrôler la présence des substances nuisibles, - «ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas du tout de corruption en agriculture au Québec!» -, la nation québécoise pourrait réclamer sa souveraineté alimentaire et, à l’instar du Danemark, éliminer les antibiotiques et les hormones de l’alimentation du bétail. «Le Québec pourrait obtenir sa juridiction et instaurer ses propres standards phytosanitaires

Si le Québec y parvenait, croit-il, les autres provinces canadiennes finiraient par lui emboîter le pas, même les États-Unis. Selon le docteur Chopra, le Québec y gagnerait à plusieurs titres, produisant une diversité d’aliments plus sains et pourrait en exporter vers les marchés européens.

lanouvelle.net «La nourriture canadienne est la plus contaminée au monde!» 16 janvier 2009

Voir aussi:

Le Monde selon Monsanto “Rencontre avec Shiv Chopra et Margaret Haydon, les “whistleblowers” canadiens”

En voici quelques extraits:

Tentative de corruption au Canada

« Des scientifiques de Santé Canada accusent une firme de corruption pour faire approuver un produit vétérinaire douteux », titre ainsi The Ottawa Citizen, le 23 octobre 1998. « Le témoignage des scientifiques devant le comité sénatorial ressemblait à une scène de la série télévisée The X Files », renchérit Globe and Mail, le 11 novembre 1998.Monsanto a déposé une demande d’autorisation de mise sur le marché de son hormone transgénique auprès de Health Canada (Santé Canada), l’homologue canadien de la FDA, en 1985.

Généralement Health Canada calque ses décisions sur celles de l’agence américaine, mais cette fois-ci la machine, pourtant bien huilée, s’est grippée…  Trois scientifiques du Bureau des médicaments vétérinaires (BVD) ont endossé le rôle peu confortable du lanceur d’alerte, en dénonçant publiquement l’autorisation imminente de la rBGH.

En juin 1998, ils ont été convoqués pour témoigner devant une commission sénatoriale qui s’est réunie pendant plusieurs mois, avant de publier un rapport demandant que le produit de Monsanto ne soit pas autorisé au Canada.

Le blogueur s’est procuré un enregistrement audiovisuel des auditions de la commission. Je tente actuellement d’en obtenir une copie. En attendant, je vous laisse lire les extraits publiés sur Blogs ARTE.TV… en France.

Sources et références pour cet article

  1. New England Journal of Medicine
    content.nejm.org/...
  2. lanouvelle.net La nourriture canadienne est la plus contaminée au monde! 16 janvier 2009
    www.lanouvelle.net/article-292882-La-nourriture-ca...
  3. Rencontre avec Shiv Chopra et Margaret Haydon, les
    blogs.arte.tv/LemondeselonMonsanto/frontUser.do?me...
  4. http://ARTE.TV
    ARTE.TV...

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Déjà 8 Réponses

Bonjour!

Pouvez-vous me dire comment je peux entrer en communication avec Shiv Chopra. Je suis membre d’un comite organisateur d’une conference qui aura lieu a Ottawa-Gatineau. Je ne trouve pas comment entrer en communication avec Shiv Chopra. Merci beaucoup!

Genevieve.

Bonjour Geneviève,

voici l’adresse du site web de Shiv Chopra:

http://shivchopra.com/

J’ai essayé de trouver ses coordonnées sur son site mais je ne les ai pas vues.

J’espère que vous trouverez un moyen de le joindre.

Bonne chance.

Suzanne

Bonjour, Je voulais juste vous dire que je viens de lire le livre : LA MAFIA MÉDICALE par le docteur Guylaine Lanctôt qui a déjà été radié à cause de cette publication. Je vous conseille d’essayer de louer ce livre gratuitement dans les bibliothèque municipale ça en vaut vraiment la peine et on devient plus conscient et ça ce n’est pas drôle…. Merci de me lire Cécile …

[...] La nourriture canadienne est la plus contamin

Heureusement plusieurs personnes se réveillent et ne confient plus leurs santé à DANGER CANADA !…

Corrompus jusqu’à la moelle…

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