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oct

24

2008

Chasse aux produits toxiques chez Santé Canada

Par Suzanne Bissonnette

Le gouvernement fédéral mène depuis 2007, une opération nommée «Le Défi», qui consiste à évaluer certains produits potentiellement toxiques en libre circulation au Canada.

Vous pensiez que tous les produits étaient strictement contrôlés par notre bon gouvernement avant leur mise en marché ?Vous pensiez que tous les produits étaient strictement contrôlés par notre bon gouvernement avant leur mise en marché ? vous vous trompez.

Ça se passe comme ceci:

  • Le ministère concerné demande au fabricant des informations sur le produit
  • Le fabricant armé d’études, prouve que son produit est totalement inoffensif avec une montagne de renseignements choisis par lui (par exemple, pour Monsanto, les BPC sont inoffensifs, voir cet article)
  • Le ministère concerné accepte la salade du fabricant sans vraiment étudier le contenu des renseignements et des études fournies
  • Les produits du fabricant se retrouvent sur le marché, sans autre contrôle
  • Les molécules dangereuses peuvent produire leur effet sur la santé des citoyens, sans risquer d’être découvertes, à moins de faire partie des 80 molécules étudiées sérieusement chaque année (sur 23000 en libre circulation).

Nom de code: Le Défi

Il s’agit de contrôler «4 300 substances nécessitant une attention plus poussée de la part du gouvernement.» sur les 23 000 substances déjà sur la marché, à un rythme de 15 à 20 par 3 moisOn peut se demander si nous saurons de notre vivant quels sont les produits dangereux parmi tous ceux qui nous entourent… des CD jusqu’aux bouteilles en plastique. (voir Bisphénol A.) Encore une fois… soyons patients.

Sur les 15 substances évaluées du lot 1, il a été déterminé que 9 répondaient aux critères énoncés à l’article 64 de la LCPE (1999); les 6 autres ont été jugées non toxiques au sens de la Loi.

Le résumé des évaluations de ces 9 substances est présenté dans la gazette officielle du canada.

On entend souvent parler d’indépendance de la science… certains ont des doutes, dont Claude Gélinas qui explique sur son blogue:

En ce qui a trait aux “études sérieuses”, elles ont lieu ailleurs que dans les laboratoires (là où elle devraient pourtant avoir lieu) puisque c’est en entrant les “dessins” de molécules dans un logiciel informatique fabriqué par l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) qu’on finit par apprendre si une molécule est toxique.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement du Canada annonçait la semaine dernière:

Le gouvernement du Canada protège les familles par la réglementation du bisphénol A

Le 17 octobre, le gouvernement du Canada a annoncé qu’il entreprendra dès maintenant la rédaction d’un règlement visant à interdire l’importation et la vente des biberons en polycarbonate qui contiennent du bisphénol A (BPA), ainsi que la publicité sur ces produits. Le gouvernement prendra également des mesures pour limiter les quantités de bisphénol A rejetées dans l’environnement.

Ma question: Qu’en est-il des nombreux autres produits qui contiennent du bisphénol A, tels les bouteilles d’eau, les contenants alimentaires en plastique, l’intérieur des boîtes de conserve etc…

La réponse de notre bon gouvernement… il n’y a pas lieu de s’inquiéter, en règle générale, la plupart des Canadiens sont exposés à des niveaux très bas de bisphénol A présent dans le polycarbonate. Il n’y a donc pas de risque pour la santé.

Serez-vous surpris si je vous dis que la Société des industries du plastique du canada, a établi et publié un système de codage pour récipients en plastique, afin d’aider le consommateur à s’y retrouver.

Sous le code 7 (dans lequel on retrouve les polycarbonates) on retrouve:

Code 7 (autre) : Le code 7 est un code général pour de nombreux types de plastiques différents. Ce code identifie une variété de plastiques qui ne sont pas dans les six premières catégories. «Autres plastiques» peut être un mélange ou des couches de différents plastiques qui offrent des propriétés uniques telles que la prolongation de la durée de conservation des produits.

Le gouvernement ne juge pas bon de retirer ces produits, je me permets de douter qu’ils sont sans danger pour la santé des humains.

Sources et références pour cet article

  1. 'Le défi' relatif aux substances chimiques dont le suivi est de priorité élevée
    www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-de...
  2. Gazette du Canada, Vol. 142, no 38 — Le 20 septembre 2008,
    canadagazette.gc.ca/partI/2008/20080920/html/regle...
  3. bisphénol A - Wikipédia
    fr.wikipedia.org/wiki/Bisph%C3%A9nol_A...
  4. Chasse aux produits toxiques… via MS-Windows
    blogue.logixca.com/2008/05/26/chasse-aux-produits-...
  5. Le gouvernement du Canada protège les familles par la réglementation du bisphénol A
    www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-de...
  6. Bisphénol A, fiche de renseignements, gouvernement du canada
    www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-de...
  7. Information pour les consommateurs: Innocuité des contenants en plastique d’usage courant, gouvernement du canada
    www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-de...
  8. Système de codage pour récipients en plastique de la SPI
    www.cpia.ca/files/files/resincodefrench_Revised_Ma...

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Déjà 2 Réponses

Excellent article — il faut que tout le monde prenne acte des dangers clairs et scientifiquement prouvés du bisphenol A sur le système neurologique, en particulier chez les enfants!

Ceci dit, ça fait sûrement l’affaire des compagnies pharmaceutiques d’empoisonner nos enfants avec du bisphenol A puisqu’ils vendent ensuite de dangereuses drogues psychotropiques pour “rétablir” la santé des “enfants à problèmes”.

Nous vivons dans une époque où les ennemis du peuple se cachent derrière des montagnes d’argent, de métaux précieux et de propriétés acquises illégalement. Ces ennemis de l’humanité sont des individus et des transnationales faisant partie d’un petit groupe cabalistique voué à la réduction massive du nombre d’humains, sur Terre.

Le but des élitistes va dans le sens du contrôle total des ressources de notre planète et des gens, maintenant et lorsqu’ils auront ramené la population mondiale à environ 500 millions, un chiffre qu’ils considèrent “idéal”.

L’omniprésence du bisphenol A dans notre quotidien a probablement TOUT À VOIR avec cet agenda anti-humaniste qui favorise l’empoisonnement de notre environnement.

Bisphenol A, mercure, métaux lourds, fluor [fluoride de sodium] dans l’eau (et dans le dentifrice), OGMs dans nos aliments, pesticides, herbicides, engrais chimiques, graines “terminator”, aspartame, excès de caféine, excès de sucre, excès de sel, excès de gras, composés organiques volatils, détergents rejetés dans l’environnement et tant d’autres aberrations qui nous font du mal ne sont PRESQUE JAMAIS remis en question par l’EPA ou Santé Canada… comme si ce n’était “pas grave”.

Et pourtant, c’est TRÈS GRAVE et il appartient à chaque individu de voter avec ses dollars pour forcer la main aux compagnies qui produisent encore ces “alternatives empoisonnées”.

En ce qui a trait à nos enfants, ne faites JAMAIS confiance aux 1) médecins et aux 2) dentistes. Ils sont motivés d’abord par l’argent et ensuite par la peur d’être poursuivis… rares sont ceux qui se préoccupent vraiment des enfants. Ne laissez JAMAIS ces individus décider à votre place! Vos enfants sont VOTRE responsabilité et non la leur. Ces “professionnels” se font payer des “bonis” et des “congrès-vacances” par les grandes compagnies médicales et pharmaceutiques alors pour l’impartialité, on repassera.

Il faut continuer à dénoncer haut et fort l’empoisonnement via le bisphenol A (et tous les autres contaminants) -et- ne pas hésiter à poursuivre toutes les organisations qui ont permis qu’une telle substance ait pu être mise à la disposition du public.

Votre commentaire me fait penser à un événement qui est survenu en 1988, alors que ma fille était âgée de 3 ans. Depuis sa naissance elle était suivie par un cardiologue pédiatrique qui ne m’a d’ailleurs jamais vraiment renseignée sur les problèmes cardiaques de ma fille.

Lors de notre visite annuelle il m’informe qu’il devra l’opérer pour corriger ce qui s’avérera être une CIA, communication inter-auriculaire (un souffle).

Lorsque je lui demande «Pourquoi il veut l’opérer», le bon docteur de répondre: «Parce qu’on est capable de le faire».

Grand bien vous fasse docteur d’en être capable, je vous félicite. Pratiquez-vous sur vos enfants maintenant. Non mais… pas très persuasif le bon docteur vous ne trouvez pas ?

Je ne voyais pas de motifs qui puissent m’encourager à la faire opérer pour quelque chose que le docteur n’avait pas le courage de nommer franchement. En fait, par la suite, on apprendra que ma fille n’a même plus de souffle au coeur. C’est parti tout seul. Elle est née à 5 livres seulement, probablement que la formation de son petit coeur n’était pas tout à fait complétée et que les docteurs ont pris ça pour une malformation congénitale à corriger… laissez venir à eux les petits dollars.

Je crois que trop souvent, lorsque des avancées technologiques permettent de procéder à de nouvelles interventions, on les pratique… car il faut bien qu’ils se pratiquent les bons docteurs. Il n’a jamais été question de savoir si ma fille en avait vraiment «besoin» i.e. y avait-il des conséquences sur sa santé si elle ne s’y soumettait pas?

Quoi qu’il en soit, à 23 ans, elle se porte très bien.

Merci de votre commentaire Claude.

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Joël M. Kaufmann de l'Université de Philadelphie (Prof. émérite)